Restaurant Le Chalet de la Forêt par Pascal Devalkeneer à Uccle

Classé dans : Belgique | 0
Style Culinaire: Gastronomique
Michelin : **
Budget (entre $ et $$$$$) : $$$$
Service en salle : Bien
Gault & Millau : 17,5/20
Cadre : Exceptionnel
Guide Delta :

Restaurant Le Chalet de la Forêt par Pascal Devalkeneer à Uccle

Pascal Devalkeneer, le chef du restaurant Le Chalet de la Forêt, s’est installé en bordure de la forêt de Soignes dans un coin très vert et très prisé des Bruxellois. Le chalet est imposant et luxueux. Le parking est situé à l’arrière du bâtiment et bien que nous soyons en hiver, on sent que les jardins sont soignés et qu’ils seront probablement magnifiques en été. Sur le chemin vers l’entrée du restaurant, on peut même apercevoir un potager, ce qui laisse à penser que le chef cultive ses légumes.

Restaurant Le Chalet de la Forêt : le restaurant vu de dehors

L’intérieur du restaurant Le Chalet de la Forêt est luxueux, alliant modernité et matériaux naturels. Les tables sont bien espacées et les petits fauteuils avec accoudoirs, très confortables.

Ma première visite au restaurant Le Chalet de la Forêt remonte à fin 2009, moment où le restaurant affichait une étoile au Michelin. J’y étais allé pour le lunch (manque de temps oblige) et je n’avais franchement pas été emballé. J’y avais ensuite fait un repas avec des personnes de l’entourage professionnel du chef et j’avais été conquis, en extase même. J’y suis retourné ensuite “incognito” et la déception fût à nouveau au rendez-vous.

Ce n’est pas que c’est décevant, raté ou honteux, loin de là même. On peut même dire que c’est fin, délicat, visuel et très bien exécuté. Mais je trouve que le rapport qualité-prix n’y est pas. Par exemple le menu 5 services appelé “Sélection de produits nobles” est à 124 euros et la première entrée contient le maquereau et de l’avruga, deux produits très loin de la noblesse. La second est du foie gras. Et si on ajoute le dessert qui ne comprend pas de produits nobles, il ne reste plus que deux plats pour proposer de “vrais” produits nobles.

Restaurant Le Chalet de la Forêt : le salon

Le prix des vins au restaurant Le Chalet de la Forêt est à l’avenant. Certes on est à Uccle et l’immobilier est cher et certes c’est une commune aisée où on peut se permettre d’avoir des prix élevés. Mais en ce qui me concerne, d’autres adresses ont ma préférence.

Je pense donc que je n’irai plus là-bas qu’accompagné de personnes qui connaissent très bien le chef Pascal Devalkeneer et, pour faire rêver et montrer ce dont le chef est capable quand il est particulièrement motivé, voici donc le descriptif de ce repas d’exception.

Restaurant Le Chalet de la Forêt : Table

Côté cellier, la carte est essentiellement centrée sur la France et est un régal pour les amateurs : excessivement bien fournie (750 références) où les grands classiques côtoient les petits producteurs. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (de 35€ à 1500€) !

PS: On peut comprendre qu’un chef soit débordé ou timide et que dès lors il ne passe pas en salle. Par contre s’il sort pour saluer une ou deux tables, ce n’est ni poli ni professionnel d’ignorer celle à côté, encore plus quand on voit clairement qu’elle vous a vu.


LIEN

www.lechaletdelaforet.be/

 

LOCALISATION


LIEN

Lien vers le site web du restaurant

MENU

Mises en bouches :

  • Crumble de chou-fleur
  • Charbon de petit pois parfumé à la truffe
  • Mousseline de courges et huile d’amade douce

Tartiflette

Entrée: Tartare d’huitre Gillardeau, caviar impérial gold, brocolis en parmentier, shizo, petits points de yuzu, feuille de capucine, fleurs de pommier. C’est un plat qui peut paraître simple mais toute sa force réside en deux points :

  • l’équilibre de ses saveurs : le salin (de l’huitre, du caviar et de la feuille d’huitre) avec l’acidité du yuzu et les touches florales.
  • Le fait qu’il soit déposé sur une purée tiède qui le réchauffe légèrement

C’est un tout beau plat où chaque ingrédient a son importance et confère force et équilibre au plat.

Entrée : Saint-Jacques rôtie, tempura de céleri, miso, vinaigrette au soja. Un bon plat, ça commence par de bons produits, comme cette Saint-Jacques parfaitement cuite et assaisonnée et d’une belle dimension (on est loin de ces Saint-Jacques du bout du monde à la taille et aux saveurs ridicules).

Entrée: Thon légèrement grillé, huile de chorizo, pomme de terre confite, ail noir.

Haricots Paimpol, bœuf Wagyu séché, tomates confites, parmesan, basilic, huile d’olive. Les haricots sont mijotés deux heures pour qu’ils soient fondants. C’est un plat très gourmand aux arômes puissants

Plat : Cappuccino de faisan, truffes blanches d’Alba. Un plat grandiose avec un cappuccino léger et aérien. Et surtout des produits et une préparation qui met en valeur les arômes subtils et intense de la truffe blanche rappée par dessus. Superbe !

Plat : Biche fumée au feu de bois et ses fruits et légumes de saison. Bien sûr on retrouve un plat parfait, que ce soit dans la qualité des produits (de saison évidemment), des assaisonnements, des cuissons et de la présentation. Mais La touche que je trouve géniale dans le plat, c’est le fait que la biche a été fumée et que les arômes de fumée se ressentent bien dans le plat.

Dessert : Poire belle Hélène revisitée : parfait glacé à la vanille, biscuit aux amandes, coulis à l’eau de vie Poire Williams, poire farcie au chocolat, tuile au fruits secs (amandes, pistaches et noisettes)

Mignardises


PHOTOS

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